Le Réseau des Femmes Leaders pour la Transformation de l’Afrique est créé à l’ONU

À la faveur du 1er Forum des Femmes Leaders pour la transformation de l’Afrique tenu à l’ONU du 31 Mai au 2 Juin 2017, le Réseau des Femmes Leaders d’Afrique est né en présence du Maire de Bangangté, Présidente du Refela et du Refela-Cam qui a porté la voix du Cameroun durant cette rencontre de Haut niveau.
 
La transformation de l’Afrique de l’agenda se fera avec les Femmes. C’est ce que l’on peut conclure au sortir de ce forum international qui a vu la participation de nombreuses femmes africaines leaders, chacune représentant son pays, et assurant que la place de la femme non seulement doit être reconnue mais aussi et surtout sa participation aux décisions est plus qu’indispensable, mieux incontournable pour garantir le Développement durable de l’Afrique. L’expérience de Célestine Ketcha Courtès, Déléguéet du Cameroun, Présidente du Refela a contribué grandement à la conception de  l’architecture de ce réseau qui portera désormais de manière inclusive la voix des Femmes de l’Afrique en prenant en compte tous les réseaux des Femmes en activité en Afrique.
 
Vendredi 02 Juin 2017, Mme le Maire a participé comme intervenante sur les questions relatives à la situation de la femme, probablement sur la place accordée à la femme et les actions mise en œuvre pour inciter la femme à prendre des initiatives. Saississant cette occasion, Mme le Paire a partagé l’expérience du Cameroun a rappelé aux participants que la promotion de la femme au Cameroun comme actrice de premier plan du développement et de la paix, constitue un chantier prioritaire et constant pour les pouvoirs publics adossée sur une stratégie. Dans ce domaine, notre pays a enregistré des avancées significatives. Un ministère lui est entièrement dédié et conduit avec maestria par Madame Dr Catherine Abena Ondoua, Ministre de Promotion de la Femme et de la Famille, dont le dynamisme et la perspicacité font d’elle un modèle de leadership pour la gent féminine camerounaise, dans un environnement politique numériquement dominé par des hommes. Présentant et mettant en lumière les stratégies du Président Paul Biya, finalement exploitées par les organisateurs.  Madame le Maire a en des termes propres montrer qu’il ne s’agit pas de créer un réseau pour accroître le nombre de femmes en politique ou dans les affaires, il faut dès la base une volonté politique partagée des Chefs d’Etats mais aussi des Chefs de Parti politique à présenter les femmes. C’est après ce constat qu’elle suggère la liste zébrée, et bien entendu comme cet outil qui favorisera certainement l’accroissement des femmes dans les postes électoraux. En effet les listes Zebrées consistent par exemple au moment de l’élaboration des listes des conseillers Municipaux d’alignerveux un homme/une femme ou une Femme suivi d’un homme pour éviter d’aligner les femmes en bas des listes et les voir éliminées en cas de partage de sièges.
 
Arrivée le 30 Mai, la mission a commencé le lendemain par le retrait des Pass UN au siège de ONU Femmes. L’ouverture du forum s’est déroulé au siège des Nations Unies le 31 Mai par un cocktail de dîner-débat. Il fallait à travers ce dîner-débat permettre aux participants de briser la glace, mettre un point d’honneur en les rapprochant de l’objectif de cette rencontre de Haut niveau visant à jeter les bases pendant les trois jours du forum qui devrait aboutir à la naissance du Réseau des Femmes Leaders pour la Transformation de l’Afrique. C’est S.E.M Harald Braun, Représentant Permanent de l’Allemagne aux Nations Unies et co-organisateur de forum qui a ouvert le dîner par son mot de bienvenue suivi de S.E. Madame Aminata Samata Cessouma, Patronne de la Commission  des Affaires Politiques de l’Union Africaine et de Madame Amina J. Mohammed, Sous-secrétaire Général des Nations Unies. Le panel était constitué d’éminentes personnalités de la gent féminine Africaine : Mme Leymah Gbowee, Activiste et Prix Nobel de la Paix, l’Honorable Rebecca Kandahar porte-parole du parlement Ougandais, Mme Bineta Diop envoyé spéciale de l’Union Africaine pour la Paix et la Sécurité et Mme Phimzile Mlamdo-Ngoula, Sous-secrétaire de l’Onu, Directrice de l’ONU Femmes
 
Six sessions se sont succédées les unes après les autres, et elles ont permis pendant trois jours aux femmes africaines de jeter les bases pour la transformation de l’Afrique. Et, c’est la sixième et dernière session qui fut dédiée à la feuille de route du Réseau des Femmes Leaders pour la transformation de l’Afrique.
 
Une séance officielle tenue dans la salle des réunions du Conseil Economique et Social située au 3ème étage et modérée par Nanettw Braun au cours de laquelle S.E Madame Otiko Misa Djaha Ministre du Genre de la République du Ghana a donné lecture de la synthèse des travaux. Mr Jean Pierre Lacroix exprimera sa joie de voir les femmes engagées en ce moment spécial où l’on recherche l’efficience de la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable qui pour etre inclusif ne doit pas laissé plus de 50% de la population que sont les femmes de côté. En prime, ce réseau des femmes leaders devra faire du plaidoyer pour que les pays africains mobilisent le personnel féminin dans les actions de maintien de la Paix et la Sécurité. Cette plate-forme qui est née de la volonté des femmes doit consolider la voix des femmes dans la transformation de l’Afrique. Le leadership féminin selon S.E.M. Tete Antonio, Ambassadeur Représentant Permanent de l’Union Africaine A l’ONU « doit être au centre de l’agenda 2063 de l’Afrique et 2030 de l’ONU,  la transformation de l’Afrique se fera à partir de la place que nous donnerons à la femme car le retard économique de l’Afrique est lié au peu de place que nous donnons à la femme ». Plusieurs allocutions d’intérêt général pendant cette journée de clôture ont convergé dans le même sens à savoir donner à la femme la place qui lui revient en la responsabilisant pour qu’elle participe véritablement à l’émergence et à la transformation de l’Afrique, prendre en compte leur position sur les questions de paix et sécurité en Afrique car cette Afrique malheureusement est empêtrée dans les conflits et guerre civile.
 
Pour sa part, la Présidente du Refela, à la fin de ce forum dresse avec certitude quelques orientations nouvelles à donner à son réseau pour participer à la transformation de l’Afrique. C’est connu que le Refela travaillera avec l’ensemble des autres réseaux existants au sein de l’Union Africaine et de l’ONU. Ses membres feront le tour des pays où les femmes sont engagées dans les questions de paix, de sécurité et de guerre. Elles iront dans les pays africains où il y aura des élections avec pour but de soutenir les femmes candidates aux différents scrutins électoraux. Des questions telles que les violences contre les femmes, l’éducation des filles, la présence des femmes à tous les niveaux de la vie sociale, économique et politiques seront abordées et des solutions proposées aux différents Gouvernements.
 
Madame Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République Centrafricaine, a partagé son expérience des deux années passées à la tête de son pays dans un contexte particulièrement difficile surtout pour les couches les plus vulnérables que constituent les femmes et les jeunes filles. Elle a affirmé que c’est dans un contexte de paix et de stabilité que les femmes pourraient réaliser leurs potentiels et qu’elles doivent demeurer les agents de la construction de cette paix si précieuse pour le développement du continent.

Au terme de sa mission aux Nations-Unies, Célestine Ketcha Epse Courtès a répondu à l’invitation des Fils Camerounais de la diaspora regroupés au sein de l’Association dénommée « Les Enfants du Ndé – USA » de Dallas (Etat du Texas) présidée des mains de Maître  par une Femme, Marie Noëlle. Les enfants du Ndé de Houston s’associerons à ceux de Dallas pour réserver un accueil d’exception au Maire Ketcha Courtès. Mme le Maire va aussi participer à la célébration de la fête des Camerounais de Dallas. A cette occasion et comme à son habitude, elle a réitéré à cette diaspora la place centrale que leur accorde le Chef de l’Etat camerounais dans sa politique des Grandes Réalisations qu’il a résolument engagée pour notre pays. En outre, elle les a invités à s’investir pleinement dans le processus de développement local en cours et salué leur volonté manifestée dans ce sens à l’égard des populations de la Commune de Bangangté. Elle les a invités à penser sérieusement à un retour au bercail et s’est dit prête à les y accompagner.

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Commune de Bangangté située dans la Région de l'Ouest, Département du Ndé, Arrondissement de Bangangté. La commune compte plus de 200000 âmes installées et 07 Chefferies Supérieures.

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