Les Maires des villes d’Afrique francophone se concertent depuis hier à Douala sur les Finances locales et les Services essentiels.

La première réunion des groupes de plaidoyer « Finances locales » et « Services Essentiels » se tient depuis hier à Douala dans la capitale économique du Cameroun. La cérémonie d’ouverture a eu lieu hier mardi 10 mai 2016 à l’Hôtel SAWA, dans la Salle SAWA 1, présidée par le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Jules Doret Ndongo, représentant personnel du Ministre empêché. Pendant trois jours, les participants venus du Cameroun, du Sénégal, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire et du Togo vont partager leurs diagnostics sur les situations et problématiques identifiées et formuler des recommandations relatives à l’amélioration de l’environnement juridique, administratif et financier ainsi qu’un Plan d’action pour leur effectivité.

L’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) a fait des questions de développement en Afrique sa priorité. Au fil des ans, elle s’implique dans toutes les questions en relation avec le développement durable des villes. Grâce à cette Association et au soutien financier de la Commission Européenne, des autorités locales et nationales de plusieurs pays africains sont réunies en conclave au Cameroun pour extirper les maux qui plombent le développement et l’émergence des Collectivités africaines dans les secteurs des finances locales et des services essentiels.
Pour comprendre le contexte de cette réunion des groupes de plaidoyer, il faut remonter en fin 2014, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’AIMF à Kinshasa. Les Maires avaient soulevé les problèmes auxquels ils sont confrontés et pour lesquels ils attendent un appui de l’AIMF. Pour y répondre favorablement, un partenariat stratégique a été signé le 28 Janvier 2015 pour une période de 5 ans, entre l’AIMF et l’Union Européenne, au profit des villes africaines.
La cérémonie d’ouverture a démarré par l’allocution du Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala, Dr. Fritz NTONE NTONE, qui a souhaité la bienvenue aux délégations, remercié les organisateurs : l’AIMF, l’Union européenne et le Gouvernement du Cameroun, pour leurs contributions  à la tenue de cette rencontre, et invité les participants à se saisir de ses enjeux.

A la suite du Délégué, le Secrétaire Permanent de l’AIMF, représentant Madame la Présidente Anne HIDALGO empêchée, a précisé que le soutien de son organisation se fonde sur l’importance qu’elle accorde à la proximité et aux solutions de terrain incarnées par les villes. L’objectif de l’AIMF étant de contribuer à la définition de ce plaidoyer destiné à affirmer la position des maires dans la promotion du développement durable dans les pays par effets induits. Dans ce sens, l’action et le leadership de deux femmes maires d’Afrique centrale, membres du bureau permanent, a été salué à maintes reprises. D’abord celle de Madame Célestine KETCHA COURTES, Maire de Bangangté par ailleurs Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) et du Groupe de plaidoyer « Services Essentiels », dont le dynamisme internationalement reconnu a permis au Cameroun d’abriter cette réunion, une première en Afrique centrale.  Ensuite celle de la Maire de Libreville, Madame Rose Francine OSSOUKA RAPONDA, Trésorière de l’AIMF.
Le bal des allocutions a été clôturé par le Ministre Délégué auprès du MINATD en charge de la Décentralisation, M. Jules Doret NDONGO, qui a exprimé la « profonde gratitude du Gouvernement Camerounais pour le choix porté sur notre pays ; qui traduit à n’en point douter la marque de confiance, d’estime et de reconnaissance de la bonne tenue de la Décentralisation mise en œuvre par le Gouvernement sous la haute impulsion de S.E.M. Paul BIYA ».

Ont compté aussi parmi les illustres personnalités, M. NASERI Paul BEA, Préfet du Wouri, M. Dieudonné IVAHA DIBOUA, Gouverneur du Littoral, Alfred GOUBA, Secrétaire d’Etat chargé de la Décentralisation auprès du MINATD du Burkina Faso, Souleymane Kone, Député, Président du Conseil Régional de Kabadougou en Côte d’Ivoire, Bassière Batio, Ministre Burkinabé de l’environnement et l’économie verte et Célestine Ketcha, Maire de la Commune de Bangangté.
A côté d’eux, des autorités locales venues d’autres pays, représentants des Ministères des finances, organisations de la société civile se sont massivement retrouvés la salle SAWA 1 de l’hôtel éponyme pour assister à cette cérémonie d’ouverture ponctuée par des allocutions à la fois riches, précises et denses.
Toutes les délégations ont parlé d’une même voix, ce d’autant plus que les problèmes sont vécues avec à peu près la même similitude et ont souhaité voir la problématique être attaquée sur tous les angles, et que des solutions en adéquation avec les spécificités de chaque pays soient proposées. La marche vers le progrès est amorcée. L’AIMF, l’Union Européenne, les Maires et Gouvernements des 5 pays francophones africains en sont conscients. Conscients de ne point décevoir l’espoir que les peuples africains ont placé en eux pour améliorer leur cadre de vie.

Du 10 au 12 mai, les participants plancheront lors des travaux en plénière sur deux thèmes à savoir : « Finances locales » et « Services Essentiels ». Chaque thème est abordé dans un groupe avec à sa tête un président de séance entouré d’acteurs et des personnes concernées.
Les acteurs concernés par le Groupe « Services Essentiels » que préside Madame Célestine KETCHA COURTES, sont invités à se prononcer sur les enjeux liés à leur thématique (accès à l’eau potable et à l’assainissement, gestion durable des déchets). Le cadre de travail retenu pour cette action est les ateliers par pays.
Le Ministre Burkinabè est en charge de conduire l’atelier de son pays. Les camerounais sont regroupés autour de Célestine Courtès. Les Ivoiriens, quant à eux se sont réunis autour Monsieur Jean Claude Kouassi, Président du BNETD. Les sénégalais ont fait pareil avec Monsieur Lassana Gagny Sakno, Directeur Général de l’office des forages Ruraux. Il en sera de même pour le Groupe « Finances locales » présidé par le Dr. Fritz NTONE NTONE.

A la fin de la rencontre, on devra s’attendre à la mise en commun des résultats des ateliers nationaux et une mise en évidence des points communs, la définition des messages clés, l’établissement d’un plan d’action participatif supra national, ainsi que des recommandations et actions à mettre en œuvre.
Dans le contexte du partenariat AIMF/Commission européenne, l’enjeu est d’intervenir sur  l’environnement des Autorités locales, et de faire évoluer les dispositions législatives, règlementaires, budgétaires, et les pratiques des différents acteurs, dans le sens qui permette de libérer le potentiel d’action des territoires en vue de la résolution de leurs problèmes respectifs mais qui se ressemblent en réalité.

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