Marrakech 2016/COP 22 : Madame le Maire en route pour la COP 22 où elle prendra part avec la délégation camerounaise au sommet sur le réchauffement climatique et le développement durable.


Du 7 au 18 novembre, la « COP 22 », conférence internationale sur le climat, se tient à Marrakech, au Maroc. Les 196 nations qui y sont représentées vont, surtout, discuter de la mise en place de l’accord de Paris, qui vient d’entrer en vigueur après sa ratification. Quels sont les enjeux de ces négociations ?

Les représentants de 196 pays mais aussi des industriels, des associations et des collectivités iront discuter climat et réchauffement. Après des espoirs, comme à Kyoto, en 1997, des échecs, comme à Copenhague en 2009, des difficultés à avancer, comme à Varsovie en 2013, et un succès réel à la COP 21 de Paris en 2015, cette conférence part sur un terrain plus solide.

Avant la COP 22, il y a eu la COP 21 qui s’est tenue au Bourget du 30 novembre au 12 décembre 2015 et a accouché d’un accord entré tout récemment en vigueur. C’est le premier du genre après le protocole de Kyoto et c’est aussi le premier à concerner tous les pays, industrialisés ou non. Son objectif est de maintenir le réchauffement climatique « bien au-dessous de 2 °C » et de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C [par rapport aux niveaux préindustriels] ». Pour entrer en vigueur, ce traité devait être ratifié par au moins 55 pays responsables d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre. Avec la signature de l’Union européenne, ce critère a été rempli le 4 octobre 2016 et le traité est, comme il était prévu, entré en vigueur, un mois plus tard, donc le 4 novembre 2016.

Une partie importante des négociations portera sur l’application de cet accord de Paris. Ces discussions se dérouleront à partir du 15 novembre, dans une série particulière de réunions, la CMA (COP serving as Meeting of the Parties to the Paris Agreement). Par exemple, les règles de transparence. Contrairement au protocole de Kyoto, ce traité ne prévoit pas de sanctions pour les pays qui ne respecteraient pas leurs engagements (ce qui n’avait eu aucun effet), mais l’application de « règles de transparence », consistant à rendre publics les actions prises et leur bilan.

Si le réchauffement climatique préoccupe aussi tant, le Cameroun voudrait en faire autant une préoccupation pour être en phase avec les décisions prises dans ces différents sommets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ici, il se trouve que plusieurs activités comme par exemple l’agriculture sont fortement menacées par les changements climatiques. La Commune de Bangangté qui sera représentée à ce sommet par son Maire Madame Célestine Ketcha Courtès est consciente des enjeux que ce sommet dégage. Pour plusieurs raisons, la collectivité camerounaise comme à la COP 21 sera encore présente à la COP 22. Parmi les recommandations pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable se trouve en bonne place les questions environnementales et climatiques. Qui mieux que le Chef de l’exécutif de la Commune de Bangangté pour savoir que le dérèglement climatique n’a pas de limites ? Il affecte la production agricole autant que l’écosystème. Les relevés de la Délégation départementale du MINADER ont montré que la production du maïs est passée de 2 tonnes à l’hectare dans les années 1980, à moins de 0,7 tonnes en 2010. Cette situation préoccupante à pousser l’exécutif municipal à se mobiliser avec ses partenaires et les producteurs eux-mêmes à l’effet de réduire les effets des Changements Climatiques sur la productivité agricole.

Le projet d’adoption d’un « plan climat » par la Commune de Bangangté est une perspective illustratrice de ce qu’elle a résolument pris la mesure de l’urgence climatique, et entend multiplier les actions de Développement durable au plan local, dans une dynamique positive d’intercommunalité, de développement participatif et de partenariat « vert ».

En marge de la COP 22, Célestine Ketcha Epse Courtès procèdera, entre autres, en sa qualité de Présidente, à la signature d’un protocole d’accord entre le REFELA, l’Agence Environnement et de la maîtrise de l’Energie de France (ADAME) et l’AIMF, relatif au soutien à la mise en œuvre d’actions concrètes pour le projet d’énergies renouvelables dans des municipalités camerounaises dirigées par des femmes et dont les Communes de Bangangté et de Fokoué ont été retenues pour la phase pilote.

La cérémonie aura lieu ce Dimanche 12 Novembre 2016, au pavillon France, en présence d’illustres personnalités parmi lesquelles Madame Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, du Développement durable, et de l’Energie de France ; de S.E.M René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration Territorial et de la Décentralisation du Cameroun.

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Commune de Bangangté située dans la Région de l'Ouest, Département du Ndé, Arrondissement de Bangangté. La commune compte plus de 200000 âmes installées et 07 Chefferies Supérieures.

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