Programme Femmes et énergie durable : La ruée des femmes maires vers l’énergie solaire se précise et se confirme.

Les 26 et 27 Octobre 2017, sous le haut patronage du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation représenté par le Secrétaire Général, Dr Pierre Essomba en présence de tous les partenaires techniques et financiers, le comité international de pilotage du programme ENERBA a tenu la promesse des fleurs à l’Hôtel Djeuga Palace de Yaoundé sous le regard bienveillant et attentif des Maires des Communes concernées conduites par Madame Célestine Ketcha Epse Courtès, leur Présidente et Maire de Bangangté.

Il a fallu du temps pour arriver à concrétiser ce projet innovant salué par tous, bien accueilli par les populations bénéficiaires. A mesure que le temps passe, les femmes maires réunies au sein du Refela-cam, à partir d’une démarche réseau, relèvent ensemble au côté du Chef de l’Etat, les défis de l’émergence du Cameroun en faisant de leurs villes des « villes lumières » calquées sur la base des objectifs de développement durable dont le Cameroun s’est saisi. Appuyé par l’AIMF, l’ADEME, la Fondation Veolia, et le Feicom et démontrent que l’avenir de nos villes dépend de l’implication des femmes et de la place qu’on leur accorde car de plus en plus leur présence devient indispensable dans les cercles de décision. Ce programme premier du genre en Afrique va permettre aux villes bénéficiaires de briller même en l’absence de l’énergie électrique conventionnelle dont l’approvisionnement est régulièrement perturbé par de nombreux délestages. Lentement mais sûrement, elles avancent et marquent leur territoire et, elles se rapprochent des objectifs, et des promesses faites à leurs populations. La rencontre internationale de deux jours à Yaoundé laisse présager un avenir plus heureux pour les villes retenues.

Après la présentation du Refela-Cam par sa Présidente et des allocations financières pour chaque collectivité ainsi que les actions dans les Communes pilotes par Arianna Ardesi, Représentante de l’A.I.M.F., l’état de lieux dans chacune des Communes pilotes par les techniciens respectifs, puis les questions/réponses, le chronogramme de la journée du 26 Octobre a été scrupuleusement respecté. Ce même jour, un séminaire de renforcement des capacités des femmes maires et de leurs techniciens respectifs qui a connu la participation de tous a débouché sur une séance de partage de connaissances, d’échange d’expériences et des réalités propres à chaque commune conduit par Etienne Saint Sernin, l’Assistant technique international. Au cours de cette session de renforcement des capacités, plusieurs préoccupations ont émergé, notamment la qualité et la capacité des batteries, les critères de choix et leur coût est revenu plusieurs fois pour différencier la batterie au plomb de celle dite au lithium. Au regard de la complexité du programme, sa gestion, son suivi, les Maires ont souhaité que l’ADEME, structure partenaire avec plus de mille employés envoie des volontaires qui seront pris en charge par les Communes.

Le 27 Octobre 2017 était un jour nouveau pour les cinq autres Communes enrôlées pour intégrer officiellement le projet et marquer ainsi le passage à la phase 2. Pour cette occasion, les Secrétaires Généraux des ministères des Mines, de l’Eau de l’Energie, celui du Ministère de l’Administration Territoriale et de de la Décentralisation ont présidé cette rencontre où tout a été dit sur le contexte, la genèse, l’ampleur et la portée de ce projet au niveau local. Aux côtés des membres du Gouvernement, le Secrétaire Général de l’AIMF, Monsieur Pierre Baillet était présent, tout comme le représentant de l’Ambassadeur de France, les représentants de l’ADEME, de la Fondation Veolia, du Feicom. Après exécution des hymnes nationaux, c’est Madame le Maire et Présidente du Refela-Cam qui ouvre le bal des allocutions pour présenter le projet et son niveau d’avancement. Après elle, c’est au tour de Mme Anne Marie Tsitsol, Maire de la Commune d’Angossas et Trésorière du Refela-Cam de remercier les partenaires financiers, le Ministre de l’Administration Territoriale, le Feicom et de dire tout haut tout le bien et toute sa joie au moment de s’exprimer en sa qualité de porte-parole des sept communes bénéficiaires du projet (Bangangté, Fokoué, Angossas, Afanloum, Mayo-Oulou, Mbengwi et Mintom). « Je souhaite voir rapidement d’autres Communes bénéficier de ce projet car l’accès à l’énergie est essentiel pour sortir les localités des ténèbres mais aussi donner plus de dimensions à la femme Maire et aux femmes en général en les sortant davantage de l’arrière-plan dans laquelle certains esprits machiavéliques veulent les confiner ». (Fin de citation).

Les partenaires respectivement, Mme Dominique CAMPANA, Directrice de l’Action Internationale de l’Ademe exprime dans son allocution la volonté de l’institution qu’elle représente d’accompagner les équipes présentes pour la formation et d’aider à mobiliser les financements pour la suite du projet et par conséquent, au regard de la transparence constatée dans le Refela-Cam, l’Ademe invite les membres de ce réseau à la Cop 23, au vu de la finalité et de la portée du projet. Monsieur Pierre Baillet, Secrétaire Permanent de l’AIMF met en relief le projet financé et les objectifs de l’institution qu’il représente. Pour lui, la pertinence de ce projet ne peut que recevoir l’adhésion de l’Association car elle repose essentiellement sur les besoins des populations vulnérables, les plus exposées. « La satisfaction des besoins des populations vulnérables est une priorité pour l’AIMF » conclut-il. Ce projet, ajoute t’il est la transition d’une étape vers une autre entre le Refela-Cam et l’Aimf. Il termine son propos sur une note de satisfaction au regard des rapports reçus en remerciant la Présidente du Refela-Cam pour ses multiples actions en faveur des populations du Cameroun, celles de Bangangté en particulier. A la suite de Monsieur Pierre Baillet, Monsieur Manaouda Malachie Secrétaire Général du Ministère des Mines, de l’Eau et de l’Energie a reconnu l’utilité et l’indispensabilité de l’électricité partout dans le monde et surtout pour les populations les plus vulnérables. Il annonce que s’agissant de l’émergence du pays à l’horizon 2035, l’Etat du Cameroun envisage une production de 6.000 MW supplémentaires à cet horizon. Dans le même temps, le Gouvernement à travers le ministère des Mines porte un projet social sur l’électrification de mille localités en énergie solaire au Cameroun, apprend-on de la voix du Secrétaire Général. Ce projet « Femmes et Energie durable », tient particulièrement à cœur du MINEE car il s’inscrit dans le sillage de la politique de promotion de l’Energie portée par ce Ministère. L’intérêt porté sur les énergies renouvelables par le REFELA-Cam est justifié car c’est l’énergie de l’avenir par rapport à tous les changements climatiques malheureusement vécus par les concitoyens du monde. Pour un Cameroun émergent en 2035, et suivant la politique du chef de l’état Paul Biya, les énergies renouvelables sont un atout majeur et indispensable pour le développement du Cameroun. Le Projet « Femmes et Energie Durable », conduite par les Lionnes Indomptables de l’Energie vient donc accompagner le Cameroun dans son processus de ville lumière et surtout dans les zones rurales ; un projet qui vient donc à point nommé et est encouragé par l’Etat du Cameroun à travers le MINEE qui mettra à la disposition du REFELA-Cam ses techniciens pour la bonne marche du projet. »

Enfin, Mr Pierre ESSONO, Secrétaire Général du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation clôture la phase des allocutions avant de déclarer ouvert les travaux du Comité international de pilotage du programme « Femmes et Energie Renouvelable ». Il précise que le Ministre réaffirme son engagement à la promotion de la Décentralisation et à la Coopération internationale décentralisée et rappelle aux communes que toutes les actions engagées par celles-ci pour la lutte contre les changements climatiques, la protection du littoral, de l’environnement ou la gestion des ressources, toutes ces actions bénéficient du soutien du Gouvernement de la République et celle du REFELA-Cam est la bienvenue. Il souligne que le REFELA-Cam est devenu grâce à sa dynamique présidente une référence en Afrique et dans le Monde et que le Gouvernement se réjouit de ce projet novateur financé par divers partenaires internationaux et souhaite qu’il s’étende dans plusieurs communes membres du REFELA-Cam. La remise des cadeaux et la photo de famille sont venues mettre un terme à cette première partie de la journée riche en allocutions et enseignements qui ont donné une autre dimension à ce projet d’électrification à l’énergie durable.
A l’issue de trois heures de débats et échanges fructueux, les partenaires financiers et techniques, le Feicom, les techniciens des villes pilotes et d’autres villes concernées, les Maires et leurs collaborateurs ont participé à une séance de travail qui a abouti à des prises de résolutions et recommandations pour la bonne marche de cette deuxième phase. A l’unanimité, les parties sont d’accord que les travaux s’achèvent au mois de Juin 2018. Les quotes-parts de Bangangté et Fokoué ont été reçues et confirmées par Ariana Ardesi. Pour les autres, les Maires devront se rapprocher du Feicom, pour demander une avance de trésorerie sur leurs contributions. Le recrutement d’un technicien pour les communes de Mayo-Oulo et Mbengwi, la désignation du Maire d’Angossas comme point focal de sa Commune, la désignation d’un cadre technique auprès du Maire elle-même point focal de la Commune de Mintom, l’obligation de résidence des techniciens dans leurs communes, la demande de l’exonération de la TVA au ministère des finances en se rapprochant de la Commune de Dschang qui a déjà paraphé un tel document, la demande d’exonération des droits et taxes de douane pour le transport des matériels et équipements d’exploitation des énergies solaires par les entreprises adjudicataires, le suivi-évaluation et la maîtrise d’œuvre dans les deux communes pilotes par un cabinet ont été adoptés. Les parties ont au cours de ce conclave émis le souhait de commencer dès que possible par les études de faisabilité dans les nouvelles Communes à électrifier.

Ce projet innovant et innovateur piloté par des personnes expérimentées, suivie d’une démarche professionnelle respectant les principes de gestion des projets s’appuyant sur des jeunes cadres entrera dans les annales de la décentralisation au Cameroun. Cet exemple venant des femmes maires doit certainement être dupliqué dans d’autres municipalités pour que les conditions d’éclairage des villes et des villages soient nettement améliorées. En plus de la lutte contre l’insécurité, il y a aussi forcément la lutte contre le chômage à travers le recrutement des ingénieurs et techniciens diplômés en énergie renouvelable et issus des écoles camerounaises. A plusieurs niveaux, ce projet se révèle être très utile et offre des opportunités aux jeunes qui ont donc là une occasion de se mettre en valeur, de même qu’il accompagnera SEM Paul Biya à l’évaluation des ODD 7, 13, 11 ET 5 horizon 2030.

Une fois encore, il nous faut saluer le travail effectué sans relâche par les Femmes Maires du REFELA-CAM qui permet de faire avancer et progresser nos villes et nos villages dans la modernité. Qu’elles en soient, ici, toutes chaleureusement remerciées.

A propos Commune de Bangangté 383 Articles
Commune de Bangangté située dans la Région de l'Ouest, Département du Ndé, Arrondissement de Bangangté. La commune compte plus de 200000 âmes installées et 07 Chefferies Supérieures.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*