Eau et Assainissement : Le Comité communal s’évalue et s’engage pour atteindre ses objectifs.

Chaque année, au mois de Décembre, le Comité communal sous la supervision du Maire se réunie pour évaluer le niveau de chemin parcouru. C’est ce 17 Décembre 2015 que cette assisse s’est tenue pour la quatrième édition, et de fortes recommandations ont été prises.

L’eau c’est la vie, l’assainissement aussi. Le Comité Communal de l’Eau et l’Assainissement de la Commune de Bangangté (CCEA) s’est réunie pour évaluer et situer le niveau réel des problèmes d’eau et d’assainissement que rencontre la population au quotidien.  Au cours des travaux de cette édition, plusieurs points et des ateliers étaient à l’ordre du jour. De l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de 2014 à la synthèse de la journée et des ateliers, en passant par les questions/débats, l’état du niveau d’accès de l’eau potable dans la Commune de Bangangté, la situation du service public de l’eau, l’état du niveau d’accès de l’assainissement dans la Commune, tous ces points ont été minutieusement débattus avec précision.

En présence de la tutelle, des chefs traditionnels et de quartiers, des élites, les membres de la Commission Eau, Hygiène, Assainissement et Gestion des Terres, les Conseillers municipaux, Madame le Maire n’a pas manqué de rappeler aux uns et aux autres les objectifs de cette rencontre devenue traditionnelle et dédiée à l’eau et à l’assainissement. Il s’agit pour les acteurs de connaître l’état de l’accès de l’eau et l’assainissement, de discuter des actions qui ont été mises en œuvre depuis le comité communal de 2014, et de proposer des grandes orientations dans l’optique d’améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans la Commune.

En faisant le tour du propriétaire, pour mieux comprendre et cerner les enjeux de cette rencontre, le Maire a présenté les réalisations de la commune dans le domaine de l’Eau et l’Assainissement en 2015. Sur fonds propres, le raccordement du réservoir du Centre de Bamena au réservoir de Louh-Bamena sur 500 mètre linéaire ; la réhabilitation du réseau de production d’eau potable au Projet Route du Noun1 ; la réhabilitation de la pompe à motricité humaine du point d’eau du Projet Route du Noun 2 ; la réhabilitation du câble d’alimentation de l’armoire électrique de la station de pompage de langwi-Bangoua, le suivi et l’appui technique des Services Publics de l’Eau de Bamena, Sanki, Bangoulap et Bangoua. Plusieurs autres réalisations ont été faites grâce aux ressources transférées par l’Etat dans le cadre du BIP et sur fonds issus de la coopération internationale et décentralisée. En termes de perspective dans le domaine de l’eau, la Commune a sollicité du PIP/MINEPAT, le financement du projet de réhabilitation du réseau scan water de Bangang-Fokam pour un budget de 177.000.000 Fcfa et aussi la réhabilitation du réseau d’eau potable de Babou et Mabit au cours de l’exercice 2016.

Le déroulement des travaux

Trois ateliers ont meublé le programme de la journée. Le premier a porté sur l’amélioration à l’accès au réseau. On constate que les réseaux dans les groupements sont réhabilités. Le second portait sur le plan d’investissement de l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en milieu rural / modalités de financement durable du service public de l’eau. Ici il se dégage un constat alarmant. Des quartiers entiers et des ilots dans des quartiers n’ont pas accès au réseau dans les groupements. Le mode de gestion qui est mis en place ne permet pas l’exploitation des réseaux de dégager des moyens financiers pour entreprendre les extensions des réseaux. Le nombre actuel d’abonnés ne permet pas une exploitation rentable des réseaux du fait en partie que le réseau ne couvre pas toutes les localités. Le dernier atelier s’est penché sur la prise en compte de la participation des usagers dans la gestion et la sécurisation des ouvrages d’eau et de l’assainissement. Le constat est plus préoccupant que les précédents. Il s’agit des problèmes fondamentaux dans la gestion et la sécurisation  des réseaux d’AEP en zone rurale c’est celui de l’accumulation des impayés d’une part et les branchements clandestins d’autre part. A titre d’exemple un des réseaux réhabilité présente près de 40% des impayés. Faisant suite d’une note d’information de Monsieur le Directeur de la Surveillance du Territoire à la Délégation Général à la Sureté Nationale sur la  menace d’attaque chimique envisagée par BOKO HARAM sur les sources d’eau au Cameroun, il est impératif de prendre des mesures plus urgentes pour la sécurisation de tous les points d’eau. La pérennité du réseau installé ne pourra être assurée que si le gérant arrive à avoir un taux de recouvrement important en minimisant les pertes techniques et de conserver les ouvrages en état de fonctionnement. Ce résultat ne peut être atteint que si tous les usagers participent à la gestion à travers des autocontrôles et le paiement régulier des factures d’eau. De même, les latrines publiques mises en place dans les marchés ne peuvent fonctionner que si les usagers acceptent de payer l’usage et cessent la défécation à l’air libre.

Etat des lieux

La quantité d’eau produite au cours de l’année 2015 est d’environ 70 000 m3 sur les 07 minis AEP dont toutes les données sont parvenues à la Régie. Cette production annuelle est progressive par rapport à l’année 2014, cela s’explique par la principale raison ci-après : Cette année il y a eu l’augmentation des centres, de 05 à 07 centres. La consommation spécifique moyenne de ces 07 centres dont les données sont disponibles est de 7litres/jour/habitant. La consommation spécifique est faible (souvent très faible < 5 L/J/hbt) sur 03 centres soit  43%. Les raisons : Arrêt de fonctionnement des installations (pannes consécutives) ; Les points d’eau concurrents : une partie de population n’utilisent jamais l’eau de la mini AEP ; L’incapacité de payer le service de l’eau (pouvoir économique faible) ; La consommation spécifique est normale sur 01 centre soit 14.28%, car elle s’approche de celle utilisée pendant les études de faisabilité (de 8 à 12 L/J/hbt).

Les recommandations.

Au terme de la rencontre qui a duré plus de 7 h, les participants en présence de Monsieur le Sous-préfet ont présenté les grandes orientations prises pour 2016. Il s’agit Faire une liste des élites de chaque  village au Maire afin qu’elle poursuivre avec le plaidoyer auprès de leur élites. Faire une lettre aux élites pour susciter leurs contributions. Programmer une date de réunion extraordinaire du Comité de développement de leur village. Le taux de recouvrement doit passer de 91% à 100%. Le Conseil Municipal doit relancer Monsieur le préfet pour  la construction des toilettes type genré en construction à l’espace vert en face de l’hôtel des finances. La police du marché doit être mise en place dans les trois autres marchés qui ont bénéficié des toilettes écologiques reportées. Prendre deux quartiers de façon expérimentale (quartier 6 et 2) et l’étendre plus tard aux autres quartiers avec 02 axes, le Chef de quartier et les élites pour organiser les ménages pouvant faire leur fosse et ceux pouvant se doter de 02 seaux à ordures. Une lettre doit être faite aux chefs Bangoua et Bandiangseu pour leurs contributions au projet d’AEP. Une évaluation du coût de réalisation d’un branchement particulier doit être faite à Bangoulap. La Commune supportera 50% et les élites 50% pour les parents n’ayant plus de descendance. A Sanki, une réappréciation de la pression d’eau au niveau de la Borne fontaine N°2 doit être faite. A Batchingou, une étude doit être faite sur le projet d’AEP qui part de Batchingou carrefour pour la Chefferie. Une délibération permettant au Maire d’appuyer et de renforcer les capacités techniques des exploitants et CUE projets dans leurs groupements. Penser à une stratégie pour entretenir le règlement des factures de consommation d’eau des bénéficiaires de ses branchements sociaux. Sensibiliser  ces personnes ressources (bailleurs de fonds) par une campagne  au cours de laquelle on leur présentera toutes les garanties possibles. Enfin La nécessité  pour les autorités administratives,  notamment le conseil Municipal de Bangangté et la Préfecture du Ndé, de relancer les travaux de construction de certains chantiers à vocation sociale, comme les toilettes genrées.

Les problèmes d’eau et assainissement font partie des objectifs majeures du Conseil Municipal, appuyés par Madame le Maire depuis sa première mandature en 2007. Le projet MODEAB axé sur le volet eau et assainissement a été initié à la suite d’un constat de l’exécutif municipal de 2007 à 2013. 23 unités de planification sur 25 avaient comme priorité en 2007, l’eau et l’assainissement. Avec le concours du Gouvernement de la République, et les partenaires techniques et financiers de la commune de Bangangté, la belle aventure est lancée en 2010. Et le couronnement en 2014 à Séoul, avec le Prix Service Public décerné par l’ONU à la Commune de Bangangté.

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Commune de Bangangté située dans la Région de l'Ouest, Département du Ndé, Arrondissement de Bangangté. La commune compte plus de 200000 âmes installées et 07 Chefferies Supérieures.

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