Projet REDD+ : L’Agence Française de Développement visite les premières réalisations dans le groupement des communes de Bangangté-Bangou-Bana

Ce vendredi 22 février 2019, la salle de Banquet de l’Hôtel de ville de la Commune de Bangangté a servi de cadre de travail en ce qui concerne la mise en œuvre du projet REDD+ dans le massif intercommunal Bangangté-Bangou-Bana.

Il était plus de 10h sur l’horloge, lorsque cette mission de supervision de l’Agence Française de Développement dans la Région de l’Ouest et particulièrement dans ce groupement intercommunal est venue contrôler le niveau de réalisation, l’état des activités pour la phase pilote du projet dans l’intercommunalité regroupant trois communes de départements différents.

La mission conduite par Madame Hélène Julien avait aussi pour but de toucher du doigt les contours du projet. Etaient présents, les responsables de l’AFD, les Cellules Nationales et régionales de Coordination du PNDP, du MINEPIA, du MINADER, du MINFOF, du MINEPDED, les Maires des Communes de Bangangté, Bangou et Bana ainsi que l’équipe de gestion du projet conduite par Mr WANDA Christian.

La mission a articulé son programme en trois phases. La première phase, celle de la présentation synoptique par PowerPoint des activités de REDD+ par le Maire de Bana depuis son lancement jusqu’à ce jour. Au cours de cette phase, Monsieur KAMANDA Germain procède par une approche pédagogique jusqu’aux moindres détails pour permettre aux plénipotentiaires de l’AFD de mieux s’imprégner de la réalité et de l’effectivité des activités liées à ce projet. L’on note que la Commune de Bangangté est la chef de fil et représentant de l’intercommunalité de ce projet cofinancé par le groupement des communes, le Programme National de Développement Participatif et l’Agence Française ; financement du Contrat de Désendettement et Développement phase 2 (C2D2 issu de la remise de la dette du Cameroun par la France.

L’objectif global du projet étant de développer des activités alternatives de productions agricoles en vue d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. Pour ce qui est des objectifs spécifiques ciblés par le projet, il est question de protéger la réserve en réduisant les menaces qui viennent de sa zone périphérique, augmenter les stocks de carbone et aménager la réserve. D’autre part il s’agit aussi de réduire l’impact de l’élevage sur le couvert forestier par l’amélioration des méthodes agro-sylvopastorales dans les villages riverains de la réserve. Sur le plan technique, le projet occupe une superficie de 4800 ha. A ce jour, la réserve compte 164500 arbres plantés sur une superficie de 23 ha pour une main d’œuvre financée à hauteur de 37.950.000 Fcfa, soit trois pépinières d’une capacité de production de 40.000 plants réalisés dans chaque commune avec 09 personnes engagées, 06 pépiniéristes, 03 gardiens, 03 abreuvoirs de 3 m3 chacun dont 02 à Batchingou, et 01 à Balambo et 1,5 ha de champ fourrager pour les communautés mbororo,
75 agriculteurs ont été formés aux techniques culturales de greffages, de conservation des produits agricoles et dans la réalisation des bacs de stockage.

04 champs écoles agricoles pour une superficie totale de 9000 m2 ont été créés pour l’expérimentation et la vulgarisation des produits agricoles comme la pomme de terre, le haricot, et le maïs.
Sur le plan financier, cette première phase a coûté 184.711.601 Fcfa dont 2.000.000 fcfa comme contribution des Communes et le reste soit 182.711.601 par l’AFD.
la deuxième phase de cette mission a fait l’objet d’une descente de terrain dans l’ensemble des trois communes. Après avoir échangé en salle, ils sont allés toucher de près la réalité, une étape très importante de cette mission qui leur permet de conclure que ce qu’ils ont entendu, ce qu’ils ont vu confirme bien que ce projet est effectif et très satisfaisant.

La troisième phase, le debriefting au retour de la descente sur le terrain a permis de tirer les conclusions sur l’impressionnant travail abattu sur le terrain dans sa phase purement pratique n’était pas une vue de l’esprit. Les différentes réactions émisses par l’ensemble des délégations présentées viennent confirmer le résultat obtenu après seulement six mois d’activités sur le terrain. Plusieurs doléances ont été soumisses à Madame Hélène Julienne, Chef de projet à l’AFD basée à Paris, notamment la pérennisation de l’appui de l’AFD pour accompagner ce projet en très bonne implémentation. L’accompagnement du PNDP dans le processus d’elaboration du plan d’aménagement de la réserve forestière Bapouh Bana. Une équipe de suivi du projet sera mise en place regroupant les représentants des trois communes (Bangangté-Bana-Bangou). La recherche des financements des travaux sur ce projet qui s’étale sur une durée de trente ans.

A la fin de ce débriefting, une petite excursion dans la ville onusienne viendra mettre un terme à cette mission de supervision et de contrôle de l’AFD. Tout est bien qui finit bien. Vivement que ce projet trouve des financements pour que sa durée soit respectée, et afin que la lutte contre le changement climatique prônée soit une réalité dans ce groupement d’intercommunalité et d’autre part, que les populations bénéficiaires tirent profits dudit projet qui a déjà formé quelques-uns et a réduit avec satisfaction le taux de chômage dans ces Communes.

A propos Commune de Bangangté 382 Articles
Commune de Bangangté située dans la Région de l'Ouest, Département du Ndé, Arrondissement de Bangangté. La commune compte plus de 200000 âmes installées et 07 Chefferies Supérieures.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*